Saen

Saen ou Sidoine de Jumièges

Saen de son nom gaëlique, ou Sidoine de Jumiège de son nom latin Sidonius (parfois retrouvé comme Sydonius ou Sedonius), est un moine chrétien du XVIIème siècle qui a donné son nom à la ville de Saint-Saëns. Originaire de quelque part entre l’Irlande et l’Écosse, il a émigré en France avec les moines de Jumièges. Il passa une dizaine d’années à l’abbaye de Jumièges de Philibert. Il se fit un nom parmi le monde chrétien. Il partit même en pèlerinage à Rome avec l’archevêque de Rouen ! Pour finalement au retour être promu abbé et pouvoir fonder son monastère sur les actuelles terres de Saint-Saëns.

Ses origines

Il est couramment dit que Saen soit né en Irlande. En vérité on ne le sait pas. La région des Gaëls dont il est originaire s’étendant de l’Irlande jusqu’à l’Écosse, il peut tout à fait être originaire de l’Irlande comme l’Écosse actuelle voire même d’Île de Manne. La culture gaélique est notamment connue pour être de base celte à laquelle s’est ajoutée de nombreux éléments chrétiens. Le territoire était très rural, par petits clans, toujours chapeauté par un monastère chrétien dirigé par un abbé (christianisme celtique).

Reconstitution en miniature de l’Abbaye de Bangor fondée en 558 : en grand ici

De Saen à Sidoine

Pour en connaître plus sur Sidoine et savoir pourquoi il est parti de sa région natale : je vous renvoie vers ma vidéo entière (et article encore plus complet) autour du moine Saen 🎬 avec tout le contexte nécessaire, religieux et politique, avec les grands acteurs chrétiens autour de lui, avec toutes les sources. En gros, la culture du christianisme celtique met beaucoup en avant la pérégrination, c’est-à-dire le fait de s’exiler : l’exode du moine sans réel but (normalement). Dans la pratique, ils évangélisent les campagnes européennes délaissées par les grands évêques des grandes villes. Un des pionniers et grands noms de cette pratique étant Colomban.

Chronologie

  • ~ 646 : Naissance parmi une famille aisée gaëlique
  • ~ 664 : Arrivée en France avec les moines de Jumièges
  • Il passe une dizaine d’années à l’abbaye de Jumièges, et devient proche confident du fondateur Philibert
  • ~ 673 : Voyage au Monastère de Quinçay
    • Il y rencontre l’abbé Aicadre pour fonder le monastère de Noirmoutier fondé l’année suivante par Philibert lui-même. Appelé à l’époque monastère de Herio, c’est une branche de Jumièges. Aujourd’hui c’est l’abbaye Saint-Philibert de Noirmoutier.
  • 674-675 : Pèlerinage à Rome avec l’archevêque de Rouen, Ouen (rien que ça !)
  • 675 : De retour en Normandie. Sidoine devient Abbé, promu par Ouen
  • 675 : Est-ce cette année là que le monastère de l’actuel Saint-Saëns a été fondé ? Probablement !
  • ~ 678 ? : à Noirmoutier (monastère de Herio) pour seconder Philibert durant ces vieux jours
  • 684 : mort de Philibert
  • 685 : c’est certain il est sur les terres de l’actuel Saint-Saëns. Est-ce cette année là que le monastère a été fondé ?
  • 14 Novembre (dans les années 690) : mort de Saen
    • Les reliques de Saen ont été déplacées à Jablines en actuelle Île-de-France (aujourd’hui l’église Saint-Sidoine)
    • Puis ses reliques ont été longtemps conservées à Saint-Wandrille et Fécamp
    • 1975 : de Fécamp, un radius a été déplacé pour l’église de Saint-Saëns
    • Le bras reliquaire (contenant un fémur) est quant à lui gardé au musée des antiquités de Rouen

Pour les sources je vous renvoie à cet article sur la vie de Saen justement

Les représentations de Saen

Représentation à l’église de Saint-Saëns

Vitrail de l’église de Saint-Saëns réalisé en Mai 1940 par Jean-Jacques Gruber

Statue de Saint-Sidoine de l’église de la Sainte-Trinité à Corny

Représentation à l’oratoire du bienheureux

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