Vassaux

[ça rédige doucement quand j’ai l’envie et le temps]

Léon Vassaux (1872-1958)

Léon Henri Vassaux

Né le 10 mai 1872 à Bohain-en-Vermandois, il a passé son enfance là-bas, dans l’Aisne, tout comme un certain Henri Matisse avec qui il deviendra ami sur le long terme. Dans le journal de la ville de Saint-Quentin on retrouve souvent un Léon Vasseaux parmi les « places d’honneurs » de l’institution Saint-Jean. Ici en 1886 alors en troisième, où là en 1890 en obtenant ses examens de Lettres avec mention. Léon Vassaux est issu d’une famille de banquiers, fils de Arthur Léon Vassaux et Marie Élise Delafais. Autant dire qu’il n’a pas vécu dans la pauvreté et a grandi dans un milieu favorisant le scolaire et les études. Je pense ne pas trop me mouiller en disant que socialement il faisait partie des sphères intellectuelles.

Après Saint-Quentin, il a fait ses études sur Paris. Comme Henri Matisse. Lui aux Beaux-Arts, et Léon Vassaux en médecine donc, à la Sorbonne, jusqu’à sa thèse soutenue le 12 juillet 1898 : L’acétate de thallium en thérapeutique. L’acétate de thallium en tant que thérapie pour éviter la transpiration à l’extrême voire pathologique. Sauf qu’un des symptômes secondaires est… de perdre ses cheveux… à cause d’intoxication.

Après ses études, il arrive sur Saint-Saëns (pourquoi ??) dans la maison qui sera à jamais associée à son nom rue Mont-Miré aujourd’hui nommée rue du Docteur Vassaux. Son nom apparaît dans un journal de novembre 1899. Dans les recensements de 1901, il est noté célibataire, mais recensé avec une cuisinière de 28 ans au nom de Louise Baillon. Une servante avec qui il restera un bon bout de temps puisqu’en 1936 (notée veuve Défontaine) il sont encore recensés tous les deux à la même maison.

Là où habitait Léon Vassaux (photo de mars 2025) : le n°148 rue du Docteur Vassaux.
On l’appelle la « maison du Docteur Vassaux » mais elle a été construite en 1798.

Le docteur

Dans un bouquin sur la dermatologie (1900-1904), Léon Vassaux est noté élève d’un certain Huchard. Deux questions : Est-ce son directeur de thèse ? ; Est-ce le cardiologue Henri Huchard ou un autre Huchard ?

/ membres de la commission administrative de l’hospice de Saint-Saëns (1913)

/ Durant la première guerre mondiale il se perdait à la tâche à soigner les blessés de guerre à « l’hôpital militaire auxiliaire » (Claude Fournier, Tome 2 p.13) dans les écoles saint-saënnaisses celles des garçons (actuelle école de la Varenne) et celles des filles (anciennes école des Trois Saules).

/ Reçoit une certain médaille de vermeil 1924 pour avoir donné des soins gratuits à des gendarmes. En 1910 il avait déjà reçu une lettre d’éloges de la part du ministre de la guerre pour ses soins.

/« le médecin des pauvres » (écrit-on le 8 août 1952)
/ « avec dévouement et désintéressement »
/ services publics gratuits, civil et militaire (au moins pendant la guerre 14-18) jusqu’à juin 1940 -> chevalier de la légion d’honneur (leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr) reçue le 23 octobre 1952, selon la lettre écrite par lui-même ci-contre pour répondre à la demande. Une cérémonie réalisée en même temps que la décoration Ernest Leroy, alors maire à l’époque et chevalier de la légion d’honneur « depuis un an ».

/ 1952 : « à l’âge de 77 ans, victime de sa bonté, se trouve sans ressources malgré un labeur acharné »

Activités politiques

On retrouve son nom sur une liste électorale de 1903.

Suite au décès du maire Louis Sergent (obsèques le 28 mai 1934), le 8 juillet 1934 Léon Vassaux est élu maire. (Par les conseillers ?) Mais il refuse. Par seconde élection c’est Paul Hartout qui est élu maire et MM. Legard comme adjoint. On était donc à peu d’avoir quelqu’un aussi dévoué pour le bien-être de la population en tant que maire. Mais le pouvoir et se sentir lui-même en situation de domination et de pouvoir, c’était vraiment pas son truc. Je me demande à quel point il aurait pu être proche ou non des valeurs communistes ou anarchistes de son époque.

Élections municipales du 30 novembre 1919. Ce sera Emmanuel Brion qui sera maire.
  • mai 1929 à juin 1934 : adjoint au maire Louis Sergent
  • 1914 : vice-président de la fanfare (le président étant Emmanuel Brion) lors d’un renouvellement du bureau, suite au suicide de Mme D. pensionnaire de l’hospice. Il restera vice-président de la fanfare jusqu’à 1937 au moins.
  • conseiller municipal de mai 1912 à août 1944 (cité ici le 19 juin 1941)

/ cité parmi les directeurs/administrateurs de la Caisse d’Épargne (1930, 1938)

/ Léon Vassaux est décédé le 28 mars 1958 à Saint-Saëns chez lui (rue de 31 août 1944 ?).

Docteur Vassaux cité dans :

Parmi les journaux, chronologie à dérouler :
  • 1899 : une enfant morte d’asphyxie sur Saint-Saëns
  • 1901 : parmi les membres cités lors de l’accueil en grande pompe du conseil de révision
  • 1903 : soin des doigts écrasés du charretier M. Follin « Fleury »
  • 1904 : présent à la fête annuelle de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers et de la fanfare
  • 1905 : un accident mortel sur Buchy
  • 1906 : un épicier étranglé à Bosc-Bérenger (un crime à Bosc-Bérenger)
  • 1907 : un accident mortel aux Hayons
  • 1910 : un accident au Nouveau-Monde. Joseph Debas, cultivateur, fut « renversé sur le sol » par ses chevaux de traits en plein labour. La charrue a mutilé son bras gauche. Le docteur a dû l’amputer. Joseph Debas en est mort quelque jours après.
  • 1910 : monsieur Loizemant est cité comme remplaçant du docteur Vassaux
  • 1910 : un empoisonnement mortel sur Critot
  • 1910 : un garçon de ferme blessé en labourant sur Saint-Martin-Osmonville
  • 1910 : fracture par chute de Madame Rouland du Quesnay
  • 1910 : 27 mai, Raymond Letellier, 20 ans, ouvrier à la scierie Brion abdomen tailladé à la scie circulaire. Il en est mort le lendemain. Emmanuel Brion était a priori présent aux obsèques du 31 mai.
  • 1912 : un huissier blessé par un coup de feu à Bellencombre
  • 1912 : présent au concert annuel de la fanfare le 21 avril (citer pour faire la quête)
  • 1912 : agression physique au Goulet. L’herbager monsieur Maruitte a porté plainte contre sa servante, madame Patiton, qui l’avait frappé avec ses sabots en se disputant à propos de son travail.
  • 1912 : le bras de l’ouvrier de la scierie Brion, François Delarue, a été sectionné par un scie circulaire durant son travail
  • 1913 : une noyade à Saint-Martin-Osmonville
  • 1913 : un couvreur chute du toit à Pommeréval
  • 1917 : un suicide à Saint-Martin-Osmonville
  • 1918 : un accident de chasse sur Bosc-Mesnil
  • 1919 : une voiture renverse Auguste Dumouchel 71 ans revenant chez lui au Pont-du-Thil. Jambe fracturée.
  • 1920 : quête lors d’une fête des anciens élèves pour une stèle de enfants morts pour la France
  • 1920 : cité présent aux obsèques d’Emmanuel Brion
  • 1921 : un accident en déplaçant un fusil chargé sur Bardiancourt
  • 1921 : un accident au couteau sur Montérolier
  • 1922 : un suicide sur Maucomble
  • 1922 : un enfant mort de brûlures à Saint-Martin-Osmonville
  • 1922 : décès du saint-saënnais Emile Legros suite à une épidémie de grippe
  • 1923 : un énième accident à Eclavelles / Les Hayons
  • 1923 : un décès à Fresles
  • 1926 : un cycliste renversé par une voiture à Maucomble (partant de Bosc-Mesnil)
  • 1931 : un accident de voitures à Yvetot (à 30-35 km/h et choc jugé « extrêmement violent »)
  • 1931 : un accident de voitures aux Hayons
  • 1932 : un enfant renversé par une voiture à Saint-Martin-Osmonville
  • 1932 : un accident sur Massy
  • 1934 : présence au Cross-Country en tant qu’adjoint au maire
  • 1937 : chevalier, mérite Social
  • 1937 : discours lors des obsèques de Pascal Buzot
  • Un autre docteur Vassaux 1901, 1903, 1930 : « docteur Vassaux de Montbéliard »
  • Un autre docteur Vassaux 1893, 1897, 1901 : Gustave Charles Vassaux dans l’Aisne (même famille ?)

Henri Matisse (1869-1953)

/ En remontant les générations, tous deux ont des familles de tisserands

/ Henri Matisse dernier est passé sur Saint-Saëns. Plusieurs fois. Et avant qu’il soit connu en tant que peinte, beaucoup de ses peintures logeaient dans la maison saint-saënnaise du docteur Vassaux.

Henri Matisse et Léon Vassaux ; devant la fenêtre, « Le Serf » Paris, boulevard du Montparnasse, 1947
Digigraphie Photothèque du centre de documentation Musée Matisse, Nice
Photographie du Musée Matisse au lien de arts-spectacle.com

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑