
Le Vaudichon est un lieu-dit situé au fond de la vallée de la Varenne, le long de la limite administrative avec Rosay s’étalant sur 100 hectares. Il est centré sur l’actuel bois au milieu du golf cachant un mini vallon. Il sort de la vallée à l’est de ce bois, sur le plateau et les parcelles agricoles, jusqu’à la route D98. Plus qu’un lieu-dit ou lieu d’un château, le Vaudichon est un hameau s’étirant de La Fonte sur Rosay vers le Goulet. Durant son histoire, le fief du Vaudichon n’aurait pas tout le temps été sous administration saint-saënnaise. Parfois mal écrit « Vandichon » (La Revue normande, 1933), on l’appelait aussi Le Beaulieu. On nommait couramment le château : Château de Beaulieu.
page écrite en 2026
Toponymie et Géographie
Vaudichon
Une histoire de noms
Vaudichon, après avoir désigné un lieu, est devenu un patronyme. Parmi les archives on retrouve souvent la notion d’un préfet de Vaudichon du côté de la Mayenne par exemple. André Lejeune raconte que des « de Vaudichon » sont enterrés à Les Tourailles dans l’Orne. Est-ce un lien avec le champs de Tourailles juste à côté sur Roville ? Pour faire le tour de ce que j’ai croisé, dans des notes de Gustave Flaubert (Nizet, 1962), Vaudichon est cité parmi 3 noms qui lui semblaient intéressants pour un personnage. Mais à la base, sur le lieu, pourquoi Vaudichon ?
J’ai deux possibles explications étymologiques. La première, Vaudichon signifierait « val de Dickson ». Bau ou Vau signifiant val, et Dichon signifiant Dickson ou fils de Richard (André Lejeune, p.467, citant Potin de la Mairie). « S’agirait-il alors du fils du vicomte Richard de Saint-Saen, qui détenait la charge de gouverneur de Rouen vers 1040 ? » se questionnaient André Lejeune puis Claude Fournier (Tome 2, p.54). Mais je ne vois pas en quoi les descendants de(s) Richard aurait donné son nom à un lieu-dit où il n’y avait pas grand-chose à leur époque.
Une histoire de vallon

Ça c’est ce qu’en disent nos historiens locaux. En cherchant plus largement sur l’étymologie d’autres lieux français, Vaudichon est noté homonyme de Baudechon un lieu-dit dans l’Oise (Essai étymologique de la Société académique de l’Oise, 1928). Et ce qu’ils en disent, un valdechon ou vaudechon aurait signifier un vallon. Le suffixe -chon n’étant qu’un diminutif comme dans cornichon ou folichon.
Voilà une explication étymologique qui me séduit davantage. Le château est posé sur une toute petite butte. Surplombant très légèrement la vallée, donnant le nom de Beaulieu. Et à sa droite débouche justement un mini vallon qui s’enfonce dans le bois du golf. Est-ce là le vallon originel qui a donné le nom de Vaudichon ?

Images satellites par Lidar pour mettre en évidence le relief : ici le vallon sous le bois du golf. On y voit aussi des excavations. D’anciennes exploitations minières ? Du poudingue comme le suppose la Société normande d’études préhistoriques et historiques (1897) ?
Côte-des-Gendarmes
Un lieu-dit plus précis
J’avais déjà noté qu’un lieu-dit encore plus localisé parmi le Vaudichon existait. Il s’appelait la Côte-des-gendarmes, cité sur les notes des nobles de la fin du XVIIIème ou repris sur les encarts des notaires dans les journaux locaux. La Côte-des-gendarmes étant à vendre entre décembre 1883 et avril 1884. Occupée par M. Gruchy, les terrains se détaillaient par : 35 ares de maisons avec bâtiments et jardins, 30 ares de bois taillis, et 75 ares de terrain cultivable. Où est-ce que ça se situe ?
Quelques années plus tôt en décembre 1876 Alphonse-Félix Brasseur, négociant rouennais, a vendu cette même propriété à Nicolas-Antoine Lelong herbager sur Roville. Cette fois-ci, on a un peu plus de descriptions. Le terrain est bordé par : Leverdier (propriétaire du château), le vendeur (Brasseur), la forêt et la route. La route est assurément la récente départementale D154. Où est cette Côte-des-Gendarmes alors ?

Voirie
C’est un puzzle à recomposer. Peu de terrain est utilisé comme labour cultivable. Dans les limites on ne parle pas non plus de cours d’eau ou de Varenne. Et enfin, historiquement on aurait que 3 ou 4 potentiels vieux chemins remontant la vallée. Selon moi, les terrains correspondent à un rectangle coincé entre la forêt et la route entre Rosay et le n°876 du Vaudichon (cf. map ci-dessus). Ici, il y a 75 ares de terrain à labour, et les moins de 70 ares d’habitations avec son bois au-dessus. La Côte-des-Gendarmes serait alors soit l’ancien nom de la route de la Fonte (2) soit un hypothétique chemin qui montait par là pour rejoindre un chemin longeant la vallée plus haut (3).
Tout ça c’est au conditionnel. Des bancales suppositions. De ce qui est historiquement acté, il existait un ancien chemin qui montait à Beaumont-Le-Hareng (B) traversant l’actuel bois au milieu du golf ; et un vieux chemin menant à Rosay (R). Les 2 axes principaux se croisaient au Vaudichon. Malheureusement, je ne connais aucun plan ou cadastre d’avant que la route D154 soit construite sur ce versant est de la vallée. Officiellement je ne peux pas dire où passait le chemin menant à Rosay (R). Je ne peux pas affirmer non plus où se trouve la Côte-des-Gendarmes ou le Mont-Hauguet.
Mont-Hauguet
Deuxième lieu-dit qui m’a surpris de lire : le Mont-Hauguet ou Mont-Auguet. Au début je pensais qu’on évoquait une autre commune, mais non c’est bien ici au Vaudichon que ce lieu-dit existait. On l’évoque plus rarement : par exemple en 1847 ou 1868. Est décrit un herbage avec maisons et bâtiments de 13,50 ares ou de 71 centiares. Où est-ce que ça se situe ? On évoque un « Mont » donc ce devrait être sur les hauteurs de la vallée non ?
En 1847 il est décrit borné : au nord par « l’acquéreur, représentant Michel Maruitte » (Joseph-Louis Michel propriétaire du château), au sud par monsieur Lemaître, à l’ouest par le « sieur Damet » et à l’est « l’acquéreur représentant les enfants de Charles Maruitte. » Sur le recensement de 1846 (p.40) on retrouve en effet deux familles Maruitte et la famille de François Damet. En 1851, il y a toujours la famille de Michel Maruitte en début de recensement du hameau. Le Mont-Hauguet correspond-t-il à la butte ouest du Goulet ?
La Fonte
Dernière parenthèse lieu-dit. Aujourd’hui hameau de la commune de Rosay, le hameau La Fonte était parfois décrit comme hameau saint-saënnais. La plupart du temps par erreur ou exagération. Les limites semblaient floues ou changeantes. Mais pas administrativement. Bien qu’encore aujourd’hui la limite administrative coupe théoriquement l’habitation de n°42 Route de la Fonte en deux (carte). C’est surtout dans les appellations que ça changeait et était plutôt volatile.
Sur Rosay, le hameau de la Fonte était appelé hameau du Vaudichon au tout début du XIXème siècle par exemple (cf. cadastres napoléoniens). Pareil, le Château du Vaudichon était parfois appelé Château de Rosay ou faisant partie de la commune de Rosay. Ou encore, en 1850, les habitantes au nom de Terrier du hameau de la Fonte étaient notées habitantes de Saint-Saëns.
Hydrographie
Côté hydrographie, le fond du vallon sous le bois du golf est noté comme ruissellement jusqu’à la Varenne. Varenne dont on utilisait originellement son débit d’eau pour des forges, d’où la rue des forges ou juste à côté le lieu-dit de La Fonte. Sur tout le Vaudichon 5 étangs ornementent le golf. Et c’est aussi le lieu où la Varenne ne fait qu’une pendant environ 200 mètres. La vallée est d’ailleurs lieu de potentielles inondations. Historiquement, l’inondation du 13-14 Janvier 1841 aura par exemple emporté le pont du Vaudichon.
Hameau du Vaudichon
Histoire
Mis à part le domaine du château, historiquement parmi les familles récurrentes habitant au hameau du Vaudichon on peut citer les noms : Dillard, Cardon, Déchamps, Éloy, Gruchy, Lhonoré, Maruitte, Michel, Niel, Terrier… Ce sont majoritairement des personnes de classe populaire qui venaient habiter là, et très souvent venant d’ailleurs. Des bûcherons, cantonniers, ouvriers, domestiques, journaliers… Seule exception : la propriété de cultivateurs plus aisés. Celle où Jacques Hartout et Élise Aline Mauger ont vécu fin du XIXème. Le futur maire Paul Hartout y est né le 23 janvier 1879. Le 16 juillet 1886, Jacques Hartout reçoit le 1er prix fermiers, médaille d’honneur et traité d’agriculture.
D’avant le moyen-âge, nous ne connaissons rien sur le lieu-dit. Pas une trace gallo-romaine ou trouvaille néolithique. Comme de nombreux hameaux, tout commença par une ferme. Puis s’est développé un hameau. Puis une maison de maître ou un château. Au XIVème et XVème siècle, tous les habitants du « hamel » avaient des droits sur la forêt environnante, par exemple.

Carte postale partagée par Jacky Marie sur geneanet.org datant du tout début du XXème siècle.
Le récent château surplombe les prairies et le vieux moulin à droite.
Moulin du Vaudichon
Les toutes premières traces historiques du hameau que relatent André Lejeune (p.467) datent du XIIIème siècle (1227?). Celles d’Émeline de Vaudichon (veuve de Jean d’Escales) propriétaire du moulin du Vaudichon, pour moudre le grain, qu’elle laissa aux moines de Saint-Saëns sans aucune dîme en contre partie. Henri de Vaudichon en est témoin. Ce qui fait du moulin une des plus vieilles bâtisses du lieu-dit. 6 siècles plus tard, parmi les habitants historiques du moulin, grâce au métier « meunier » noté, on retrouve :
- Famille Farcy
- Famille Racine
- 1861 (p.85) : Louis Racine meunier
- 8 septembre 1866 : Sénateur Racine et Louis Racine, meuniers. Il y a d’ailleurs eu des différents parmi les Racine entre Sénateur et Florentin (10 février 1867) où Sénateur met Florentin sous sa tutelle (9 juin 1867)
- 1876 (p.39) : Sénateur Racine farinier, Narcisse Monfray garde moulin, etc.
- Famille Richer
- 1881 (p.37) : Richer 25 ans meunier avec Jeanne Bindel? garde moulin 43 ans et Clémentine Vue domestique
- 5 octobre 1884 : Richer cesse d’exploiter le moulin et vend plein de trucs
- novembre 1884 : Louis-Eugène Richer et Augustine-Agnès Malot se séparent
- mars-avril 1888 : Leverdier loue le moulin « avec deux pairs de meules avec sasseur ». Les personnes travaillant dans un moulin semble travailler ailleurs comme chez Lenormand au Pont-du-Thil, comme le cas d’Alfred Coffre habitant au Vaudichon (1891 et 1901 (p.65)).
schéma à venir…
Urbanisme
Aujourd’hui, au lieu-dit Vaudichon, on compte 16 adresses. En 1946, 13 maisons. En 1891, 23 maisons mais on y comptait très certainement Le Goulet. L’actuel hameau s’étale le long de départementale D154 dite Route de la Fonte. On peut le séparer en 4 plus petits groupes de maisons, comme fait ici sur ce qui suit, du sud au nord.

Les prés de Roville
En face du Goulet, où la départementale fait deux gros virages pour contourner la butte du Goulet, une demeure en brique trône au n°87 Le Vaudichon. Une bâtisse de 1875 – comme la date sculptée l’indique clairement – typique de son époque saint-saënnaise. Des briques bien rouges avec une extension arrondie, à l’arrière, comme une tour qu’on pourrait retrouver sur d’autres bâtisses de ce genre.
Aujourd’hui elle n’est plus seule propriété sur le lieu puisque derrière elle, un autre bâtiment est devenu résidentiel : le n°89 rénové de 2015 avec son terrain longeant la Varenne. Théoriquement c’est le n°89 route du Bellencombre et pas du Vaudichon car elle n’est pas sur le lieu-dit. Toute la partie enfermée par la Varenne et le chemin de Roville au sud est appelé « Prés de Roville ». Il existait jusqu’à récemment un chemin accessible qui traversait le lieu pour lier directement Le Goulet avec Roville. Ce chemin est toujours bien dessiné. Il longe les propriétés des n°87 et n°89 pour arriver jusqu’à la teinturerie de Roville.

De gauche à droite n°410, 336, 226. Au fond ce sont des bâtiments du Goulet.
L’ancien chemin de Rosay
Le long de la départementale, un chemin longe pendant quelques mètres la route, plus en hauteur. Si je comprends bien, c’est un reste de l’ancien chemin originel menant à Rosay. À moins qu’il passait au dessus. La topographie et la forme des parcelles de cadastre pourrait le supposer. L’actuel chemin doublon de la route dessert aujourd’hui 3 habitations aux numéros : 226, 336 et 410.
Historiquement, l’origine de ce groupement est le bâtiment de n°410 qui était déjà présent en 1800. Est-ce sa parcelle qui est qualifiée d’herbage du triège du Vaudichon planté de pommiers avec maisons, bâtiment et puits, en 1889 ? Très certainement. C’est la seule ayant un puits. 82,09 ares propriété de la famille Gruchy, en mai-juin 1889 la masure est vendue au plus offrant aux enchères. Elle est « bornée par l’ancien chemin de Saint-Saëns à Rosay, la forêt d’Eawy, monsieur Fourcin, les héritiers Maruitte, madame veuve Lemonnier et les héritiers Snapic. Occupée par madame veuve Gruchy. » Mise à prix fixée à 1500 francs. Plusieurs membres de la famille sont cités dont Gabriel Gruchy journalier demeurant au Vaudichon.
- 1881 : Alexandre Charlemagne Gruchy domestique (66ans), Rose Augustine Delaunay (60ans) et leurs fils Gabriel (27ans)
- 1889 : vente aux enchères, mise à prix à 1500 €, où vit Rose Gruchy née Delaunay
- présence (et propriété ?) de leur fille Ismérie Gruchy (40 ans) et d’autres Gruchy
- leur fils Gabriel Gruchy habite toujours quelque part au Vaudichon
- 2022 30 décembre : Elle a été vendue à 218 000 €
Route de Bellencombre
Viennent ensuite les numéros 544 (1938?), 582 (1820? vendue 85 000 € le 25 avril 2024), 634 (1895?) et 674 toujours sur le droite de la route. Pour les deux derniers 634 et 674, ils ne font plus qu’un aujourd’hui. Les parcelles ayant été vendues ensemble pour 151 500 € le 25 novembre 2022. Le seul puits référence par ici est justement sur cette dernière parcelle du n°674.
Carrefour des chemins vers Beaumont et Rosay
Puis plus loin est le lieu de l’ancien carrefour entre le chemin menant à Rosay et le chemin, aujourd’hui disparu, menant à Beaumont-le-Hareng en quittant la vallée après avoir fait face au château. Ici, trois adresses aux numéros 874 (1880?), 896 (1800? vendue 103 700 € le 5 mars 2021) et 989 (1935?). Ici seul le n°874 détient un puits référencé sur les cadastres, supposant que la ferme originelle du lieu est bien ici.
L’ancien chemin menant à Beaumont dessert le practice du golf, le Moulin du Vaudichon (n°885 ou 887) et les chambres d’hôte Les Écuries du Vaudichon au n°409 Domaine du Vaudichon.
D’autres dépendances et domestiques du château
Le jardinier du château

À chaque recensement, 2 personnes sont notées comme travaillant pour le château et habitant du hameau : le garde et le jardinier. Le plus célèbre des jardiniers, dans les archives numérisées, est un certain Henri Lévêque (1860-19??). Il est cité dans une pub pharmaceutique diffusée dans de nombreux journaux de 1925 à 1932 jusqu’à des journaux starbourgeois en allemand. Son témoignage nous affirme que le « Traitement du Chartreux dom Marie » est efficace contre le lumbago dont il souffrait depuis des années. Les chartreux était des moines suivant l’ordre religieux du même nom.
Où habitait le jardinier ? Au n°405 Domaine du Vaudichon ? Au n°409 avec un rectangle emmuré qui aurait pu être jardin et potager ? Ailleurs ? Les jardiniers recensés :
- février 1905 : Louis Bergagnia reçoit la médaille de vermeil du département décernée par la société centrale d’horticulture suite à son exposition de bégonias rex « très variés ».
- 1906 (p.73) : Gombaud
- 1921, 1926 : Henri Lévêque (né en 1860)
- avec Augustine Lévêque née Richard (en 1860)
- (1926 : + un ouvrier jardinier habitant au hameau François Vincent Firmont (1863))
- 1936, 1946 : Paul Gaustave Lenormand (né en 1875)
- avec Clémentine Blanche Foloppe (née en 1883) et leurs enfants avec Thérèse (1883) apprentie couturière chez Fournier et Jacques (1924) ouvrier de scierie
La Maison du garde
Le n°403 du Vaudichon correspond à La maison du garde. Un vieux bâtiment daté du XVIIIème : vers 1750 note-t-on sur gorenove.fr. Installé sur le domaine du Golf c’était, justement, là où habitait la famille du garde chasse du château du Vaudichon. Par exemple, parmi les journaux numérisés, on retrouve souvent le nom d’Édoudard Eugène Bellegueulle de 1887 à 1891 dans les journaux locaux ou dans Le Chasseur français. Il était « garde particulier » du château du Vaudichon et éleveur. Éleveur de chiens et surtout de volailles (poulettes, pintades, perdrix, faisons). En 1891, Eugène est recensé avec sa fille Marie Bellegueulle 24 ans et sa domestique Eugénie Langlois 13 ans. (En décembre 1893, un certain Poisson tira un coup de fusil, manqué, vers lui.)
- 1891 : Édoudard Eugène Bellegueulle (1835-01.02.1898)
- 1921 : Louis Émile Bellangé garde particulier (né en 1879)
- avec Louis Cécile née Fournier (1880)
- 1936 : Edmond Quellin garde chasse (né en 1878)
- avec sa compagne Fernande Quellin (1882), leur fils Pierre (1912) et sa mère Pauline (1847)
Cette maison rectangulaire s’aperçoit sur la gauche en arrivant vers le château. Elle est aussi appelée « Le Chalet du Vaudichon », encore actuellement lorsqu’il était utilisé comme gîte, et depuis au moins un siècle comme on peut le lire sur une carte postale datée du tout début du XXème ci-dessous. Sur celle-ci, qui pose pour la scène ? La famille Leverdier de l’époque ? Des domestiques ? Le plus âgé jardinier italien Louis Bergogna ? La grande famille bretonne Gombaud du garde particulier ?

Carte postale vendue sur ebay par bunker091112.
Les domestiques
Le jardinier, le garde et leurs familles respectives habitaient dans une maison à part. En revanche, ce n’était pas forcément le cas des domestiques qu’employaient la famille propriétaire du château et qui pouvaient être logés directement au château. Parmi les domestiques cités sur les recensements je note en 1946 Céline Courselle apprentie lingère (née en 1929).
Après avoir fait un tour du hameau et des recensements, il me reste à passer sur l’histoire du fief et du château, officiellement au n°405 du Vaudichon. Ou en tout cas, qui en était propriétaire et héritier. Sur tout le hameau, on pourrait aussi faire un tour des journaux. Je liste un peu ci-dessous tout ce que je retrouve parmi les journaux numérisés :
Le Vaudichon cité dans les journaux (à dérouler en cliquant) :
- 13 janvier 1866 : (cité) Jean-Louis d’Avranches ou Labranches, berger, demeurant au Vaudichon. Tuteur des enfants Pierrier
- 18 avril 1869 : Eugène Couturier, propriétaire et cultivateur
- janvier 1885 : à vendre herbage de 115 francs de loyer annuel contenant 49 ares (cuisine, chambres, jardins), actuellement occupé par M. Rocher
- 19 juillet 1887 : naissance d’Alphonsine Rachel Neveu, fille de François-Fédéric Neveu journalier et Anatholie-Virginie Poulain ménagère
- avril-mai 1888 : propriété sur le bord de la départementale d’un herbage de 65,6 ares avec habitation, four et grange. « Pourrait être utilisé pour construire des maisons d’ouvrier », écrit-on.
- 30 octobre 1895 : naissance de Fernand Charles Alfred Colanges, fils de Augustin-Martin-Alfred Colanges journalier et Marie-Joséphine Lhonoré journalière
- 27 mars 1896 : naissance de Charles-Nicolas Deschamps, fils des journaliers Charles Deschamps et Blanche Pavie
- 16 juillet 1896 : naissance de Jeanne-Mathilde-Héloïse Colignon fille des journaliers Joseph-Ernest Colignon et Séraphie Leclerc
- 21 septembre 1896 : décès de Marthe-Suzanne-Joséphine Cardon, 12 jours
- fin avril 1897 : naissance de Fernand-Alfred Colanges, fils de Auguste-Marin-Alfred Colanges et Marie-Joséphine Lhonoré
- 10 févier 1898 : décès de Joseph-Amédée Lecointre jardinier de 57 ans
- 28 septembre 1898 : naissance de Célestine Hortense Déchamps, fille de Charles-Nicolas Déchamps domestique et Célestine Blanche Pavie journalière
- 3 juin 1899 : Alfred Maruitte herbager au Vaudichon qui détenait du terrain sur Roville donc
- 11 août 1900 : Charles Brunneval cultivateur au Vaudichon. La femme de F. Carpentier, Mara Adeline Houssaye de Torcy-le-Grand qui travaillait chez lui, est morte noyée le 8 août 1900 à l’âge de 52 ans.
- 31 décembre 1901 : naissance d’Adolphe-Hildevert Déchamps, fils de Charles Nicolas Déchamps et Célestine-Blanche Pavie,
- 3 octobre 1901 : naissance de Jean-Auguste-Alexandre Laurenzi, fils de Silvio-Giovanni-Dionisio Laurenzi et Maria-Philomène Delaunay
- 14 décembre 1901 : M. Bruneval cultivateur au Vaudichon. Une fillette au nom d’Hélène Paquet de 13 ans, de Fontaine-sous-Préaux, a été recueillie chez lui en s’étant trompé de route et ayant marché toute la journée. M. Delaunay secrétaire de la mairie l’a fait rapatrier le lendemain.
- 11 avril 1912 : naissance de Désiré Déchamps, fils de Charles-Nicolas Déchamps, charretier et de Célestine-Blanche Pavie, ménagère
- 16 mai 1902 : décès de Rosalie-Flore Niel, veuve Lhonoré, à 76 ans, herbagère
- 1910 : M. Couroyer au château du Vaudichon cherche un cocher
- janvier 1913 : l’herbagère Bigot a constaté qu’on lui a pris 22 poules
- 1914 : le jardinier en chef cherche un aide-jardinier au château du Vaudichon
- 21 juin 1919 : Vol au domicile de Jean-Baptiste Éliot, ouvrier maréchal-ferrant
- 1928 : une ferme à louer 88 hectares dont 38 en prairie. Pour visiter, s’adresser au garde de G. Leverdier
- 8 décembre 1928 : Fernand Lecouteux, demeurant au Vaudichon, s’est faut volé sa lanterne à acétylène.
- 1946 : étude sur la répartition des vers blancs. « La zone prospectée comprend toutes les terres labourées et les herbages compris entre le Vaudichon et le hameau de Mesnil-Bénard, soit 279 hectares. » Un des herbages de 2 hectares a été retrouvé une densité exceptionnelle d’une moyenne de 500 larves au m² (entre 290 et 1 195 larves). Ils l’ont par conséquence choisie pour « réaliser les essais de lutte ». C’est-à-dire […..]
- 3 juillet 1947 : la Vaudichon siège social de l’association Les Enfants au grand air pour « regroupement » des enfants durant les vacances. A priori une des rares associations pour les enfants défavorisés, d’autant plus présents après la seconde guerre mondiale (Sophie Victorien, 2012).
Fief, domaine et château
Pas un mais deux châteaux

Le château originel du Vaudichon était un « château datant de la Renaissance » (Antiquités de la Seine-Inférieure, 1835) construit au XVIème siècle. « Ce bâtiment était situé en face de l’actuel château club-house, là où se trouve aujourd’hui le départ du trou n°1 » (golf-de-saint-saens.com). La seule représentation que j’ai de ce château est la carte de Pierre Delavigne ci-contre, datée autour de 1670. Mais il existe des représentations ou cartes ailleurs (p.249, inventaire). Seul le pigeonnier en photo plus loin et le puits semblent être d’époque. Dans la Gazette de Normandie du 31 octobre 1834, citée par André Lejeune, on le décrit ainsi :
« Un château de briques du temps de François Ier. Il appartenu à la famille d’Estouteville. Les deux pavillons du château sont unis entre eux par un longue gallerie voûtée en bois peint et représentant un berceau de fleurs grimpantes. Entre les croisées de cette gallerie sont placées des peintures assez médiocres, au milieu desquelles, j’ai remarqué pourtant, un portrait en pied du Cardinal d’Estouteville celui qui était à Rome Camerlingue de l’Église. »
Le bâtiment actuel est une autre construction, datant de 1867 (Claude Fournier, Tome 2 p.55). On peut lire la date gravée en chiffres romains sur la façade avant. Pour un détail historique du Vaudichon, difficile de passer à côté d’une chronologie cadrée par les nobles et bourgeois qui ont dominé les lieux :
- 1399-1561 : famille de Savary
- 1601-1800 : famille de Brinon
- 18xx-1852 : Joseph-Louis Michel
- 1858-20xx : famille Leverdier
1399-1561 : Famille de Savary
Les Savary sont des nobles provenant du côté de Tours (Gabriel-Henri Gaillard, XVIIIème ; Jacques de Beaumont, 1897). Le 12 janvier 1399, Guillaume de Savary « adavoua à tenir du roy un quart de fief noble assis en le vicomté Neufchastel, en la Chastelleni de S.Saen, fief de Vaudichon. » Difficile à dire si c’était par héritage ou par achat. La famille de Savary détenait peut-être déjà avant lui le fief. Guillaume de Savary était écuyer et seigneur d’un fief sur Bailly-en-Rivière (Tendos?). Par la suite le fief aurait par moment était dépendant de Mortemer (peut-être sous Jacques Savary, et sûrement sous Jehan de Fallaize).
- Registre des fiefs et baillage, 1503 : Jacques de Savary époux de Catherine Caron et père de Marguerite Savary. « En lad. parroisse y a ung quart de fief nommé le fief de Vaudichon, appartenant à Jacques Savary, tenu du Roi nostre sire. Et iceluy Savary demeurant en la chastellenye de Mortemer, en lad. viconté du Neufchastel. »
- Jehan de Savary
- 1556 : « Aveux rendus à Antoine de Savary, sieur du Vaudichon, et de Bailly-en-Rivière, par Jean Dionval. » Antoine ou Anthoine fit bail de la ferme de Vaudichon à F. de Pimont le 21 avril 1558 (André Lejeune, p.468)
- 1561 : domaine vendu à Pierre de Glicourt (André Lejeune, p.468)
- 1561 : revendu à Jehan de Fallaize porte manteau et valet de la garde robe du roi
1601-1800 : Famille de Brinon
Les Brinon sont des nobles, conseillers au parlement de Paris ou de Rouen de génération en génération (Hérissey, 1921) et seigneurs de Rosay, du Vaudichon, de Fortmonville et de Meulers Hercule Grisel, XVIIème). La particule « de » devant Brinon est ajouté au XVIème siècle (Société de ettres de la Sarthe, 1907). Plusieurs de la famille sont inhumés à l’église du prieuré de Saint-Lô (écrits de plaques en cuivre).
Le principal nom qui revient est Pierre de Brinon, fils de Nicolas de Brinon et Jeanne de Noyelle (Fleury Vindry, 1912), gérer des budgets et conseiller au parlement de Normandie jusqu’à sa mort. En plus des fiefs de la famille, il sera aussi seigneur de Neuilly, d’Estelan, de Launay et de Lalande. Pour l’anecdote, Pierre de Brinon était auteur (par exemple 1599, Le Triomphe des Dames) voire dramaturge ou poète : les Sept psaumes de la Pénitence de David, avec l’Exaudiat pour le Roi d’hymnes à la Sainte Vierge (1626). Il signait P.D.B (Société de Lettres de la Sarthe, 1907).
- 1601 : Nicolas de Brinon (2ème fils de René de Brinon et de Claude Chappelier (Fleury Vindry, 1912)) achète le Vaudichon à Nicolas Georges Le Prévost, sieur du Pucheuil (quart de fief relevant de la châtellenie de Saint-Saëns) adjugé pour 4 120 livres en 1603.
- 02.10.1603 à la mort de son père : Pierre de Brinon en hérite (11.02.1574 – 08.06.1658)
- 14 septembre 1638 : acte pour construire une chapelle sur les lieux
- 1653 : « brique achetée à Saint-Saëns » par de Brinon de Rosay et Vaudichon
- 8 avril 1658 : achète 200 arpents de la forêt d’Eawy entre Saint-Saëns et Rosay au duc de Longueville, Henri d’Orléans
- 1658 : Louis de Brinon hérite du Vaudichon et de sa place au Parlement de Normandie
- René-Michel de Brinon dit « Brinon le jeune ». Décède le 8 janvier 1710 à Rouen.
- 1710 : Nicolas-Louis de Brinon, chevalier. Décède en 1752
- 1752 : Marie-Louise-Pétronille de Brinon mariée à Charles de Martainville d’Estouteville depuis 1742. Elle décède en 1755 « laissant des enfants mineurs »
- 1762 : leur fils Charles-Jérôme Le Pelletier de Martainville seigneur d’Estouteville en hérite. « Charles Le Pelletier fut le premier maire constitutionnel de Rouen. Il mourut à Paris en 1791 laissant une fille mineur unique héritières des terres d’Estouteville et du Vaudichon : Charlotte Élisabeth Augustine Le Pelletier. » (André Lejeune, 1930) Plusieurs éléments cités ici sont dus à ses notes p.249 d’un inventaire ici.
- 1794-1807 : après la Révolution, bien que mineure et dépossédée de ses possessions, la municipalité accorde à Charlotte Élisabeth Le Pelletier de les retrouver, comprenant donc le fief du Vaudichon.

Armes de Brinon : « d’azur et à un chevron d’or ; aux chef dentelé du même. »
(Paul Hérissey, dictionnaires des familles françaises anciennes 1921)
Image : (Armoriaux […] Charles-René d’Hozier, XVIIIème)
Il existait une branche de la famille de Brinon, plus du côté de Paris, qui était en lien avec madame de Maintenon. Ce qui donnait lieu à des rumeurs comme quoi madame de Maintenon soit venue sur Saint-Saëns via la famille de Brinon au Vaudichon (La Revue normande, 1933). Pour plus d’informations sur cette histoire de Maintenon :
18??-1852 : Joseph-Louis Michel
Le prochain noble est le politicien et baron Joseph-Louis Michel de Saint-Albin (18.04.1784 – 04.03.1858), receveur de Vendée puis de Moselle. Domicilié à Paris, il s’est marié à Ernestine Lemercher de Longpré d’Haussez (1798-1850), fille du baron d’Haussez, le 3 mars 1819 à Neufchâtel-en-Bray. Ils habitèrent pendant un temps au « château de Beaulieu » (3 octobre 1850). En tout cas en 1841 et 1851 (p.86), ils y sont recensés, avec leur fille Émilie Louise Michel de Saint-Albin née le 1 mai 1823 à Metz, Marguerite d’Almazan 8 ans et Charlotte d’Almazan 3 ans. Domestiques : Désiré Monnier 28 ans, Hélène Bettée? 48 ans, Anne Coffey 51 ans et Jeanne Muldory? 32 ans. Durant cette période, on cite au hameau, hors recensement :
- 28 juillet 1845 : Marie Troussé et François Chevallier
- (1850) Alexandrine-Elisabeth Terrier et Jean-Napoléon Gruchy journalier
- (1850) Sieur Poussard journalier et Rose-Julie Verdure
- septembre 1847 : du 8 août 1847 Jean-Baptiste Maruitte journalier demeurant au Mont-Hauguet, Jean-Michel Maruitte son frère et ses parents Charles Maruitte et Marie-Madeleine Hiesse, tous ayant habité au Vaudichon. Jean-Baptiste a vendu au baron Joseph-Louis-Michel de Saint-Albin 61 centiares de terrain au Mont-Hauguet, décrit plutôt sur cette page.
Sur cet acte de vente décrit ci-dessus, 61 centiares sont rachetés. Pourquoi avoir acheté quelques centiares ? En fait, Joseph-Louis Michel a racheté des morceaux de terrain aux particuliers environnants pour donner le tout au département (évalué à 4284,40 francs) et y construire l’actuelle route départementale entre Torcy et Saint-Martin-Osmonville (1850-1852). Route qui aurait dû s’appeler D24 d’ailleurs (1850). Avant cela, il fut maire de Saint-Saëns de 1837 à 1840, député de 1827 à 1830 et chevalier de la légion d’honneur.

1858 : Famille Leverdier
Vers 1860, en 1858 si l’on croit l’énumération des constructions sur la Varenne, le haut bourgeois (Nathalie Duval, 1992), politicien, administrateur de banque et chevalier de la Légion d’Honneur rouennais Édouard Leverdier rachète le château du Vaudichon. Avec son frère à la tête de Leverdier frères et Cie, il négociait pour les grandes industries textiles. L’allure actuelle du château du Vaudichon et ses environs est due à Édouard Leverdier. En 1867, il fit détruire l’ancien château pour le reconstruire de zéro. De nombreuses bâtisses et fermes furent reconstruites ou rénovées. En juillet 1886, il reçut le 1er prix de « constructions rurales et améliorations » pour « la ferme du Vaudichon ». Les Leverdier hériteront du château sur plusieurs générations. Principalement sur Rouen comme adresse principale, le château était comme une maison secondaire de campagne pour elles et eux. Ils utilisaient le château comme lieu de réunion, de tourisme ou de grandes cérémonies.

La mort au Vaudichon
Sur la façade avant, on voit des impacts de balle. Durant la seconde guerre mondiale, sous l’occupation allemande, le château du Vaudichon avait été réquisitionné et occupé par l’armée allemande. « Un général et ses 8 ordonnances ont dirigé les travaux du site de lancement de V1, jamais utilisé et ont vécu ici avant de partir avant le débarquement vers le front Russe où ils sont morts » (golf-de-saint-saens.com). De qui parle-t-on ? Est-ce qu’ils dirigeaient les travaux dirigés locaux ? Quels liens entretenaient-ils avec les propriétaires et la population ? Que se passait-il ici au Vaudichon ? Sur Saint-Saëns des prisonniers et ouvriers français ont travaillé sur les chaînes de construction des V1.
En dehors de la seconde guerre mondiale, d’autres événements sombres sont relatés dans les journaux. En août 1857, des ouvriers briquetiers tuent un louveteau en la propriété de M. Leverdier au Vaudichon. Des battues avaient réalisés pour chasser des loups. Deux autres louveteaux ont été tués. Autre événement, en novembre 1894, le clerc d’huisser de monsieur Durant, Saturnin Suard, s’est suicidé à l’âge de 26 ans. Certainement en lien avec son travail puisqu’il demande pardon pour « cette résolution » dans une lettre à l’huissier saint-saënnais. Il s’est pendu à un sapin au hameau du Vaudichon.
La chapelle
Après 1638, une chapelle a été construite sur les lieux. On raconte qu’elle a été utilisée durant la seconde guerre mondiale. Sur les photos aériennes de 1947, d’un chemin partant plein sur à partir du château, on tombe sur un petit bâtiment aujourd’hui a priori absent ? Est-ce ça la chapelle ? Je note mon questionnement pour moi. Mais j’imagine que les propriétaires ou personnes plus renseignées localement auront la réponse.
1985 : Domaine du golf
Étalé sur 80 hectares, débordant sur La Roulière ou Rosay, le domaine du Vaudichon est devenu un golf à la fin des années 1980. Aujourd’hui, les propriétaires et associés des entreprises sont toujours les héritiers de la famille Leverdier. En 2025 (31 octobre, selon ce qu’en écrit Le Réveil) les lieux sont quasiment fermés, en gardant une certaine activité malgré tout. Le groupe d’hôtellerie et de casinos (Groupe Partouche) qui a racheté le domaine en 1995 veut revendre le domaine.
- 1985 : « date de projet du golf » (golf-de-saint-saens.com)
- 1988 : 5 premiers trous
- 1988 : SCI Vaudichon
- 1988 : SCI du Château
- 1989 : 18 trous
- 1992 : ouverture officielle du club-house
- 1995 : le groupe Partouche reprend le domaine
- 2020 : SARL Les Écuries du Vaudichon (409 Domaine du Vaudichon) (page Facebook)
- 2025 le groupe Partouche (société Forges thermal) remet en vente le domaine
Recensements restranscrits en vrac (1881 et 1926) :
1881 (comprenant Le Goulet) 28 maisons
- Pierre Terrier charpentier (50ans), Flore Grouet (48ans) et sa nièce Marie Duhamie? (15ans)
- Jules Pierre Hénaut journalier (30ans), Euphrane? Fourneaux (21ans) et leurs enfants Juliette (6ans), Célestine (4ans), Armand (3ans) à et Albertine (2mois)
- Jean-Baptiste Henaut journalier (50ans), Marguerite Surhomme (50ans) et leurs enfants Marie (28ans) et Albert (18ans)
- Lhonoré veuve Niel cultivatrice (56ans) et sa petite fille Marie Lhonoré (8ans)
- meunier Richer
- Théodule Loursel journalier (26ans) et Adolphine Feroliard (19ans) et leur fils Théodule (1an)
- Napoléon Terrier (66ans) et Marie Faulthomme? (68ans)
- Jean Colignou (59ans), Sara Massenet (47ans) et leurs enfants Albert (26ans), Marie (19ans), Joseph (11ans), Sébastien (4ans) et ? Fourneaux (1an).
- Napoléon Gruchy (73ans), Alexandrine Gruchy (67ans) et leur fille Hippolyte (23ans)
- Mélanie Quemin? Journalier (68ans), fille Louise Cardon (26ans), Louise Anciot? (1an)
- Nicolas Dailly (53ans)
- François Legris? Ouvrier tanneur (32ans), Flore Duhamel (31ans) et leur enfants Eugénie (1an) et François (6mois)
- Auguste Maruite journalier (40ans), Ludivine Curques? (41ans) et leur fils Georges (13ans)
- Maximilien Saban? Ouvrier tanneur (36ans), Élise Duhamel (37ans) et leurs enfants Gustave (6ans), Albert (8ans) et Émilienne (9ans)
- Alexandre Gruchy domestique (66ans), Rose Delaunay (60ans) et leurs fils Gabriel (27ans)
- n°410 ?
- Pierre Vigné journalier (61ans)
- Auguste Cardon concierge (40ans), Marie Ouinet (31ans) et leur fille Juliette (3ans)
- Augustin Fourcin journalier (42ans), Ismérie Marchand (50ans) et leur fille Estelle (12ans)
- Pierre Gopou? Fileur (71ans), Aurélie Hache? (63 ans) et leurs fils Léon (22ans)
- Louis Loursel cultivateur (40ans) et Céline Racine (44ans)
- Mélanie Cardon veuve née Deleau (46ans) et son fils Emmanuel Cardon (14ans)
- Louis Canac jouralier (33ans), Désirée Dunet (24ans) et leurs enfants Louis (4ans), Ernest (3ans) et Marie (2ans)
- Charles Lhonoré (35ans), Ismérie Dupré (24ans), leur fille Célestine (6ans) et Alfred Fournier domestique (17ans)
- Émile Thibault ouvrier tanneur (42ans), ? Corubles (36ans) et leurs enfants Jules (17ans) et Gabrielle (6ans)
- Séphin? Fournier couvreur (43ans), Euphrosine? Grunet couturière (36ans), et leurs enfants Adranne (14ans), Eugène courrier (11ans), Georges (6ans), Gaston (3ans) et Paul (2ans)
- Henri Catel ébrancheur (42ans) et Séraphine Massenet couturière (50ans)
- Édouard Pincedé ouvrier tanneur (40ans), Marie Caltot (34ans) et leurs fils Louis (7ans)
- Alexandre Concedieu? Journalier (39ans)
1926 (hors Goulet) 17 maisons
- François Marié journalier (1862), Alexandrine Poulain (1868) et leurs fils Émilien (1907)
- Léon Ratel bûcheron pour la duchesse d’Almazan (1856), Rosalie Leroy (1860) avec leur fille Léonie (1883) et petits-enfants Geneviève (1905) et Marcel (1923)
- garde
- jardinier
- maison vacante
- Famille belge. Marie Joseph Depuydt née Verbeke (en 1863) cultivatrice avec ses enfants cultivateurs Marcel Georges (1892) Irmir Sophie (1896) Esther Louise (1898) et ses domestiques Léon Charlemagne Pruvost (1899) et Joseph Lecoq (1906)
- François Vincent Firmon ouvrier jardinier pour Leverdier (1863), Marie Eugénie Firmin née Mahieu (1868) et leur fils Germain Vincent (né à Saint-Saëns 1922)
- Émile Canac? Cantonnier (1882), Henriette née Bouteiller (1885), leurs fils Henri (1919) et n « enf. assisté ? » Étienne Lemarchand (1915)
- Louis Éloy journalier (1878), Marie née Grisel (1883) et leurs enfants Louis (1912), Roland (1916), Lucette (1917), Madeleine (1919), Simonne (1925), leur petite-fille Élie Leroy (1923) et deux nourrissons Simonnne Picard (1926) et Bernadette Picard (1925)
- Léon Lefebvre journalier (1880), Henriette née Bosselin (1875) et leurs enfants Marcel journalier (1898), Henri (1913) et Maurice (1915)
- Raymond Vue ouvrier agricole (1899), Jeanne Terrier (1899) et leurs filds Raymond (1923) et Achille Horcholle « enf. Assisté ? »
- Henri Marais ouvrier maçon chez Delarue (1876)
- François Maurouard (1876) Juliette née Hénault (1895) et leurs enfants Jules (1904) et Marcel (1908) ouvriers de scierie chez Paul Hartout
- Ludivine Maruitte née ? (en 1848)
- Alphonse Michel journalier (1872) Adeliné née Anthor (1880) et leurs enfants journaliers Lucien (1910), Fernand (1912), Adolphe (1907) et Odette (1915), Roger (1921).
- Charles Déchamps charretier chez Andre Lejeune (1867), Célestine née Pavie (1875) et leurs enfants Adolphe ouvrier maçon chez Delarue (1900), Germaine repasseuse chez Varache (1905), Eugène ouvrier verrier Duchaussoy (1907), André (1909), Léon journalier chez Duchaussoy (1911) et Émile (1915).
- Sylvain Déchamps ouvrier maçon chez Delarue (1894), Augustine Perrier (1895) leurs fils Bernard (1923)
