Hartout

[ça rédige.. c’est en cours..]

Patronyme

La répartition du patronyme Hartout semble extrêmement localisée à quelques villes entre Rouen et Saint-Saëns si l’on croit la carte d’agrégation des généalogie des utilisateurs de geneanet. On retrouve parfois des Hartout sur Saint-Saëns, par tranches de générations. Le fait est que c’est un nom de famille bien du coin :

Paul Hartout (1879-196?)

Famille Hartout

/ Léon Hartout maire des Ventes-Saint-Rémy (1930)

/ Jean Hartout au bureau de l’Union Commerciale saint-saënnaise (1931)

Paul Émile Hartout

Patron Hartout (1920-1960’s)

À la mort de son cousin Emmanuel Brion le 20 mars 1920, Paul Hartout reprend la tête du groupe de scieries de Maison Brion, dont celle de l’abbaye sur Saint-Saëns. Elle prendra d’ailleurs le nom commun de « Scierie Hartout » et sera un gros employeur saint-saënnais, exploitant des ouvriers, journaliers jusqu’à des bûcherons. Je n’ai revanche aucune idée de jusqu’à quand exactement cette scierie a continué de fonctionner. A priori jusque dans les années 1960. Pour en savoir plus sur l’activité de cette scierie :

Maire Hartout (1934-1944)

Activité politiques résumées

  • décembre 1930 : élu juge suppléant sur Neufchâtel-en-Bray
  • avril 1931 : Paul Hartout président de l’Union commerciale ; vice-présidents : Dinard, Devisme et Legras ; Autres membres du bureau : Bécasse, Bertin, Brunet, Fleury, Hannier, Harel, Jean Hartout, Hazard, Leroy
  • 1934 – 1944 : élu maire de Saint-Saëns, et président de la Caisse d’Épargne (1938)
  • 1934 – 1940 : conseiller d’arrondissement du canton de Saint-Saëns
  • 1943 – 1945 : nommé conseiller général départemental

Maire opportuniste

Signature de Paul Hartout

Pour l’anecdote, lors des élections du 8 juillet 1934 suite au décès du maire précédent Louis Sergent (obsèques le 28 mai 1934), à la base ce ne devait pas être lui maire mais le docteur Vassaux ! C’est parce que ce dernier a refusé qu’il est devenu maire à l’âge de 55 ans.

Comparé à Paul Hartout, son cousin Emmanuel Brion semblait plus progressiste, moins extrémiste. Paul Hartout lui était acteur du mouvement politique proche de l’extrême-droite libéral, catholique, nationaliste et antisémite : Union nationale. Pas étonnant donc qu’il reste à la fois maire et à la tête du canton saint-saënnais sous occupation allemande (1940-1944), avec des valeurs aussi raccord avec le régime nazi. Il en fut même nommé conseiller départemental en 1943. Un collaborateur que le comité local de libération s’empressera de virer de la mairie dès le lendemain de la Libération du 31 août 1944.

Maire capitaliste

Pour illustrer un peu les valeurs du personnage (libérales capitalistes individualistes), on peut prendre l’exemple de l’accès à l’eau potable. Alors qu’un dossier complet a été proposé à la mairie de Saint-Saëns dès 1937 pour distribuer l’eau potable à la population, le maire Paul Hartout ne donna aucune réponse. En fait, il était à la fois maire, patron de la scierie et propriétaire des terres autour de la source d’eau potable ! Il aurait fallu céder des terres.

À cause de lui, il a fallu attendre 20 ans de plus (en 1956) pour que l’eau potable soit distribuée au saint-saënnais du bourg. La commune rachète deux terres détenues par Hartout au prix de 1 273 547 Francs. Et de là, enfin, le projet se concrétise… Ainsi, il plaçait ses intérêts personnels avant l’intérêt commun. Autrement dit : se faire de l’argent et grossir son capital égoïstement, avant l’hygiène et la santé de toutes et tous. C’est en tout cas mon interprétation personnelle.

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